Kang Daniel – Antidote / Paranoia

La folie Kang Daniel ne s’arrête plus et le voilà qu’il revient quelques semaines seulement après Paranoïa et continue les promotions pour son mini-album Yellow. C’est donc le moment idéal pour parler de ces deux singles. Ce sera par conséquent ma première review double du site ! En ce qui concerne Kang Daniel, je n’ai jamais vraiment écouté ou porté d’attention particulière à lui et ou bien à sa musique. C’est donc un parfait baptême du feu de mon côté. Les deux chansons seront ma porte d’entrée vers sa discographie et son univers ! Une petite précision sur le format s’impose ; j’ai choisi de parler d’Antidote et de Paranoia dans le même article parce qu’au premier abord elles me paraissent très similaires et qu’il me paraissait pertinent de les comparer ! Sans plus tarder, rentrons dans le vif du sujet.

Sur le plan des paroles, les deux chansons racontent le cheminement d’une âme torturée, de la chute vers la guérison. Ce n’est spécialement des messages qui résonnent en moi, surtout dans une langue que je ne comprends pas et qui doit donc passer par la case traduction. C’est dans ces moments là que j’aimerais bien parler coréen, afin de comprendre dans leur intégralité les sentiments personnels véhiculés. Je ne connais pas spécialement le parcours de Kang Daniel donc je ne mettrais pas en cause l’authenticité des paroles. En revanche, je ne trouve pas l’imagerie et les métaphores, écrites ou bien visuelles, très innovantes. C’est dommageable que l’interprétation et de la transformation de la paranoïa en art ne dépasse pas les barrières du mainstream. Néanmois, les deux titres restent biens écrits. Le concept et les thèmes abordés sont maîtrisés et l’ensemble est cohérent.

Paranoia

Commençons d’abord par parler plus en détails de Paranoia. Musicalement, c’est une chanson de tout ce qu’il y a de plus pop, empruntant cependant un certains nombres d’éléments au rnb et à la musique latine, qui réchauffent l’atmosphère froid imposé par les mélodies chantées. Cela se remarque le plus dans le refrain, propulsé par un énorme pouet pouet galactique. Ensuite, tout s’écoule parfaitement et nous voilà enfin happés dans la chanson. C’est un tourbillon effroyablement entraînant dont il est pratiquement impossible de sortir. D’autant plus, la chanson ne fait que gagner en relief jusqu’à son terme. Marqués par les pré-refrains et le bridge nerveux à souhait, l’arrangement témoigne des hauts et des bas que peut connaître l’âme. Je suis parvenu à ressentir au mieux la tension après quelques écoutes. C’est un grower. Il a été pour moi plus facile d’appréhender et d’apprécier la musique au fil des écoutes. La production intimidante m’a totalement assommé quand la chanson est sortie. J’ai laissé à mon cerveau le temps de se reposer et décidé de lui donner une seconde chance : sans regrets. Elle ne perd pas de son intérêt mais est surtout plus douce, presqué mélo.

La chanson n’incite pas particulièrement aux démonstrations vocales mais j’ai apprécié les moments où l’on peut entendre des fêlures dans la voix de Kang Daniel. Son grain de voix est plutôt agréable.

Dans l’ensemble, je trouve que Paranoia est une très bonne chanson,mainstream mais pas périssable.

Retrouvez mes critères de notation ici.

Antidote

Inutile de prendre des pincettes, Antidote est une véritable déception par rapport à Paranoia. Pour dire, lorsque je l’écoute après Paranoia, j’ai tout de même Paranoia en tête. L’instrumentation se rapproche pourtant de sa prédécesseuse : un beat lent de RnB et des basses intenses et lourdes. Là où le refrain de Paranoia est brillant et nous hante pendant de longues minutes, celui de Antidote est rempli par défaut. L’impression de vide abyssal lors du refrain ne me quitte jamais, même après plusieurs écoutes. Ce sont des lignes mélodiques et harmoniques paresseuses, qu’on entend environ 3 fois par jour dans ses équivalents outre-atlantiques. Il est doté d’une fausse profondeur, induite par une utilisation abusive des basses. Cela manque cruellement d’équilibre. Pourtant, il n’est pas impossible de faire des chansons correctes et créatives sur le même modèle. Dans les sorties récentes, Nothing On Me de Kai, et encore plus Paranoia, nous le montrent très bien. Bien sur, le matraquage constant peut finir par transformer ce refrain fade en quelque chose qui reste en tête. Ne nous trompons pas, c’est une illusion créée de toutes pièces par notre cerveau ! C’est d’ailleurs mon cas mais je ne peux m’empêcher d’être agacé par un refrain aussi hypocrite. C’est un gâchis monstrueux. Le concept était prometteur mais l’exécution n’exploite qu’une infime partie de la profondeur possible.

Toutes proportions gardées, la chanson reste correctement produite, bien que médiocre dans la direction artistique. Le savoir-faire des producteurs derrière le projet se ressent. L’interprétation de Kang Daniel sauve également le morceau. C’est peut-être d’ailleurs la seule personne qui croit en la chanson. Le titre est loin d’être catastrophique mais largement insuffisant. Il suffit de taper dans un arbre pour en faire tomber 50 projets plus intéressants.

Retrouvez mes critères de notation ici.

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